
Au début du conseil, Rudy Elegeest demande un moment de recueillement en mémoire de Georges Goossens. Adjoint à la sécurité et à l’état civil pendant le précédent mandat, Georges Gossens est décédé à la fin décembre 2010. Il avait présidé l’association des parents d’élèves de l’école Renaissance. Le Conseil Municipal lui rend hommage.
Comment vont nos finances ? : le DOB
Dans toutes les communes, les conseillers municipaux doivent tenir un débat d’orientation budgétaire (DOB). Avant le vote du buget, chaque groupe politique y exprime sa vision des finances municipales. En introduction au débat, Francis Bossut, adjoint aux finances, rappelle que l’action publique s’exerce dans la mesure des moyens que lui accorde la société civile.
Une rénovation urbaine sans ampleur
Faisons d’abord un bilan de l’année 2010. Elle a été marquée par un fort développement de l’action municipale avec 16 M€ d’investissement.
Ce montant, jamais atteint depuis la construction du nouveau Mons, c’est d’abord le programme ANRU : la salle de force athlétique et d’escalade, la voirie… C’est aussi des travaux importants dans les écoles Concorde et Rollin et le nouveau CCAS.
En 2011 l’effort d’investissement sera prolongé. La majorité poursuit ses engagements de 2007 : contribuer à faire de Mons une ville attachante et attractive… pour tous. Pour une meilleure qualité de ville, nous nous appuierons sur les atouts monsois : sa proximité de Lille et des gares, le métro, la vie associative… Au programme des travaux en 2011 :
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construction de l’école maternelle Boulevard Napoléon 1er,
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rénovation de l’espace sports de combats au gymnase Rabelais,
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agrandissement des vestiaires à la piscine,
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poursuite de l’ANRU…
Coté dépenses de fonctionnement : la progression des frais de structure est contenue. Les dépenses supplémentaires sont essentiellement la marque de nouveaux services dans le domaine de la solidarité: pour accompagner l’ANRU par exemple.
Coté recettes, Mons peut compter sur les dotations urbaines, qui marquent la solidarité des territoires. Toutefois nos recettes fiscales et nos dotations restent assez stables. (hors subventions d’investissement corrélées aux subventions obtenus)
La majorité propose de conserver la fiscalité la plus basse de la métropole
Nous choisissions toujours de maintenir les impôts les plus bas de la métropole. Il s’agit d’un choix : en période de crise nous ne voulons pas peser sur les ménages.
Rappelons aussi que Mons est l’une des très rares villes qui n’est pas du tout endettée.
Comment alors financer un volume de travaux qui a doublé en 2 ans ?
Nous devons puiser dans l’épargne constituée au long des précédentes mandatures.
Utilisation dynamique de l’épargne
C’est un mode de financement propre à Mons. Un mode de financement par cycles.
La ville épargne puis elle dépense… Une gestion de bon père de famille en somme ? Pas seulement.
Une commune ce n’est pas un ménage. Notre mode de financement tient essentiellement à l’implication des services municipaux et des municipalités, depuis plusieurs décennies. Les frais de fonctionnement sont contenus. Nous évitons les dépenses somptuaires et nous recourons le moins possibles aux consultants extérieurs.
Franc après franc, euro après euro, une épargne a été constituée, elle est libérée pour l’investissement. Elle doit être reconstituée en maintenant un effort constant sur le fonctionnement.
Soutien au centre social de Mons
Tout au long de 2010, les services de la ville ont suivi la situation de la MJC/centre social. Suite à ses difficultés financières et managériales, la structure a quitté la fédération des MJC pour rejoindre celle des centres sociaux. Elle doit trouver un nouveau directeur. L’ensemble des élus a voté le soutien au centre social. Il est indispensable de maintenir une structure d’éducation populaire dans notre ville.
La Résidence Europe
Nous avons voté l’achat de cellules dans le centre commercial, dont celle de l’emblématique Chatam Europe. C’est une première étape dans le projet de rénovation. La ville acquière des cellules pour transformer et sécuriser les passages traversants sous les tours de l’Europe. La municipalité souhaite contribuer à la rénovation du centre commercial.
Il s’agit d’un projet à mener en partenariat avec la copropriété… sur un bâtiment symbole
de Mons en Baroeul.
A droite rien de nouveau
Au fil des délibérations, l’UMP oppose encore une fois le Nouveau Mons et l’Ancien Mons. Rappelons encore une fois que la rénovation du Nouveau Mons profitera à toute la commune, en améliorant son attractivité…
M. Garcia profite également du conseil pour entonner son refrain sur les impôts départementaux socialistes… forcement socialistes. Avec Cedric Bloume, rappelons que l’État doit plus de 321 millions d’Euros au département du Nord (fin 2009) et que les dépenses du département concernent dans leur immense majorité la solidarité envers les personnes agées, les jeunes enfants et les personnes sans ressources.
M. Garcia oublierait-il que la politique budgétaire UMP est désastreuse en matière d’impôts. Le déficit du budget a explosé, la fiscalité pèse toujours plus sur les classes moyennes et toujours moins sur les grandes fortunes. En tout cas M. Garcia semble mal à l’aise avec son appartenance au parti sarkosyste. Depuis plusieurs moins il réfute l’appellation UMP.
Pour l’information de M. Garcia voici les dépenses du département:
